Sunday, September 4, 2016

Texte pour le Wonder Saint-Ouen (Du sang, du labeur, des larmes, de la sueur)

 Wonder: le Naître Miné


Temps des renouveaux, époques à dévorer les naissances – cannibalisme de masse où conduit à embout la mélasse des sous-terres transite jusqu’à l’occlusion monétaire d’une révélation anale. Enquête d’une constipation où enfin, le dit «enfin!» pétaradera fièrement devant le tri enfiévré des possibilités finales - bercements de promesses, ballottements de couches curieuses, cloches qui ondulent avec lourdeur à l’extrémité de leur ferraille vertébrale, une première nourriture de sablier où l’estomac cousu de désirs n’est qu’un sac rempli de sable; que le yoga construise le corps souple et que la métaphysique disloque les terrains mentaux, vers le haut, que les chakra donnent de l’ayahuasca aux bornes de retraits, et fassent vomir des chiffres papiers pendant des lunes et des lunes, rien ne retirera le débit continuel de la jeunesse et des formes incréés, la tyrannie des singularités pré-conscientes, l’effritable , le granulable, l’inconnu gélatineux qui porte et transmet l’effort d’un pas à l’autre, d’un billet après l’autre, mot doux et caressé dans le vertige tellurique d’une aube radicalement nouvelle et d’un feu radicalement autre – et cela se gomine et s’engonce dans un trou de ver cynique, disparaît dans un vent, aspiré dans l’éther; voilà pourquoi l’homme ne naît que chair clouée aux vertèbres d’acier, vertèbres rivées aux colonnes de gaz – pas après pas, soudé et sans soudain, dans le vif charbon, la sueur et les larmes.

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