Friday, October 28, 2016
Devinez donc les couleurs à travers le mur via l’altitude de leur voix – tranchant d’h aspirés les basannes donnent coupes avant arrière du design de guerre aux laiteux chasseurs de minerai. Aucune voie n’est claire -
Face au clavecin – le corps n’est qu’un ventre qui esquive la droiture de sa fonction –. Le fond n’est pas annelé car les vers sont solitaires – l’on pourra toujours caver sans d’autres organes que la voix, rendement que le gouffre – dans et dans l’air du temps (...)
Les notes pointent dans le ventre comme des dagues-cils à voir la biochimie des fonctions mortelles, mais ne répondent que du silence biffé de la grogne – c’est un bruit à fabriquer le métal, et qui luit peu - dans la faible paie du désert et les pâturages des sangles mouvantes, il ravale forces molles et les tessons du Temps perdu –
Pourquoi ne pas penser à une signalétique du pourfendeur – à chaque entrée en matière, le bruit communiqué de chaque atome pour toujours doubler la posture de sa couture la plus profonde, arrimer; la capuchonner d’un voile intérieur révélerait par l’interview des petites mains et les lois subaériennes du marché la délicate digitaline de sa surface, et son envol à déchirer les parois – la rumeur à fonder le retour, oasistique qu’une plainte exauce sans peine -
Des propositions en forme de vents, décédées, chargent des promesses de haut en bas, les calottes en fontes des faces à faces – et des essences qui s’écoulent à terre, achevées par des années de rayonnement fossiles – c’est un soupir à collectionner les anecdotes explosives sous le tranquille planétarium des jours de fêtes, bientôt un feu se lèvera à son tour dans l’assemblée, mains scellés en verre, pour bramer Santé de ceux qu’on laisse.
Tuesday, October 4, 2016
Chroniques de l'entropie (1-5)
[Étape 1:
l’en-marche] Passant près,
marchant là où ils boivent et jugent – l’âme lui est
enlevée alors même qu’elle s’était déposée par de
subliminales ellipses sur quelques branches faites siennes, par
à-coup, puis son visage par le passage du jugement et la venue de
l’âme, devint traits, figures, rapports standards et systèmes
d’évaluations d’une pénultième balance – ils lui ont sucé
l’âme! mais elle n’existait qu’en schème avant la succion,
avant dans l’a posteriori, émanant une senteur à l’envers de
salive ravalée – ainsi vient-elle par sa disparition, l’âme
tient sa ligne de la bible des regrets, toujours comateuse derrière
des lunettes, assise dans les ravissements des Ils, pantouflarde des
transports semi-maritimes.
Des ahans
mélancoliques, et des mots sortis d’un non-lieu, équitables sur
le marché des démarches, malgré leur différence, disons, «d’ère»
- sortant tous de la glacière au soleil, se liquéfient sous les
applaudissements des gencives.
Plongé – un trait
de lumière – dans la saloperie remémorative – et c’est ça!
Dans le corps il y a un frissonnement, il y a un repli dans la
coquille de l’organe protecteur, intestinal, un dessin indigeste,
un dessein de faim quelconque pour sortir – une machine à créer
des phrases riches de glucides et de sens qui nourrirait la ville à
défaut de la terre entière.
Cela vient en
marchant, part en s’asseyant, cela s’ébruite dans la ville, se
tait dans la tanière, le devoir-être-autrement accompagne tout
accompagnant – il n’y a pas de renversement, trois ou quatre
coutures sur les bords des systèmes, tout au plus, et des puissances
de repli d’après lesquels le tisserand fait métier de ses
doublures – et l’on apprend rien d’autre qu’à quitter les
bonnes grâces à chaque passage de ce qui n’est pas un miroir.
[Retour – 2: ] Une
certaine peuplade de visages et de puissances à nommer, ils ont des
noms, mais inutiles de les convoquer, ils sont là – de l’un à
l’autre, différent – mais ce sont des dénominateurs
directionnels, des invitations à la chute ou à la danse – Arendt
avait le rythme binaire dans la peau, et la notion de saut, plus
médiatique que Kierkegaard, tête la première dans la pensée
publique - sont-ils dans une tête? Une caboche? Une enclume? Un
livre? Ils assènent en phrases ou en conseils, des formules utiles
ou des principes sans raccord faits de câbles emmêlés et qui
traînent, fastidieuse, la métaphore de la lumière – ce monde est
parfaitement incroyable! Une vie de l’esprit, quelle joie, quelle
fantaisie – doit-il consacrer sa vie au service, comme 80% de la
population, desservir le transport des chiffres en accusant, comme
depuis peu, le retard de la matière, toujours à bord du côté?- en
est-il autrement? Au mieux le livre est une occupation, un nid à
révolte, un risque collaboratif, peut-être occasion de décalage,
mais toujours une sorte de trou. Une perte de temps, un gâchis
d’espace dans le corps lisant l’œil sur page et la tête vers le
sol: On creuse, «fœtalité» du lecteur. Il attend le gisement de
l’interligne, puis les pierreries des bals nouveaux – où il
passera indifférent, les poches pleines et l’esprit mordu de
vides.
[Pause - 3: La foudre] Pourtant les repas s’interrompent, les câbles disjonctent, les échanges se délitent et le bruit parasite finit par gagner la conversation– la naturalité n’explique que l’ennui que l’on éprouve à son égard, et déjà le circuit se renoue en escalades – Spinoza est dans la lente dégringolade, la substance bouche tous les trous et les affections glissent sur la terre, il fait l’inventaire de ses scolies, le calcul de ses repères – le calme esprit du foudroyé. L’abri du fusible soudain défaillant est un idéal, le paratonnerre à l’extase est au même titre un absurde mirage: à toute heure la foudre peut entériner la chair, lui donnant l’argument de ses vides et la sensation de ses nerfs – hasard si l’on fait le choix de la distribution statistique ou nécessité si l’on fait celui de nos chairs; la foudre lézardant l’espace d’un trait qui tombe dans le métrage, cela est un mode d’existence – et plus brûlant – non que les chiffres jamais ne puissent élever à la puissance mais n’enveloppant rien du corps il ne saisissent rien de son pouvoir.
[mouvement - 4:
Quête] Au fond de la matérialité du corps, sous les strates
rassemblées par les sciences, sous les émissions des usages
rituels, avoir fait circuits des medium, repoussé les agents de
transmissions, digéré les acides remontées des formes jusqu’à
clouer un ciel amovible en cercle d’atomes et de fréquences -
réduit non la vision au plus pure mais la percée au silence –
corps ininterrompus comme les repas de Michel Serre où le partage
des bons plats et la circulation des bons mots n’existent pas sans
le voisinage d’un génome parasitaire qui fait négoce de ce qui
reste; l’irritation est l’essence de la chair, son
enfance et l’accompagnant né; une chair qui se délite et une même
chair qui se délecte: procès de la connaissance.
[mouvement - 5: Ni départ ni retour]
A: « un arbre est
un verrou, la porte est une perte, le niveau est un degré
supplémentaire, délectable – cogner les ruines mènent à la
perte- respirer est accidentel; chaleur et sable règnent en maître -
Un
couteau qui revient à la charge, à la limite, pour trancher les
parties, une pierre à cogner l’esprit, un désert métaphysique
qui n’est pas un vide et un repas impossible, avec
des invités manquants, des mots et des hommes
absents–
faire festin du minéral, le ver des sables est un idéal»
B:
«est-ce cela, muer?»
A:
«et ça se jette à l’orée des villes, ça se balance – par ici
la naissance des douves, l’enfantement des trous, la
superproduction des chutes – j’ai vu la pluie informatique tracer
le fond de l’infini, et il est de la couleur verdâtre des neurones
– du reste à mesure de répétition géométrique on a besoin de
ces alvéoles de vides qui ont pignon sur nos cadavres pour respirer
un air à sens unique»
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